"OU VA L'AMOUR QUAND DEUX ETRES SE QUITTENT ?"



De nombreuses expériences ces dernières années ont démontré que la durée d'un amour tend à se rétrécir. Rares exceptions, certains durent encore et peuvent prétendre à durer toujours.

Lors d'un colloque sur ce sujet, une question me sembla particulièrement pertinente, quant à son évidence :"où va l'amour quand deux êtres se quittent ?"

Pour ma part, j'opterai pour un partage, non équitable bien sûr. Mais il semble probable que chacun parte avec son morceau d'amour. Libre à lui de le déifier en souvenir heureux, de le transformer en haine, de l'utiliser en chantage, de l'écrire en colère, de le chanter en blues. Et par là-même, de continuer à le faire vivre.

Quand une nouvelle rencontre se produira, l'amour entre ces deux-là aura certes une haute teneur en découverte, mais ils ne pourront faire abstraction de tous les morceaux d'amours précédentes.

Une autre idée répandue est que tout cet amour devenu "inutile" retourne dans le grand fleuve de la vie, prêt à être repêché par qui aura la patience d'attendre près de la ligne lancée le frémissement d'un nouveau peut-être toujours...
"OU VA L'AMOUR QUAND DEUX ETRES SE QUITTENT ?"

# Posté le vendredi 05 juin 2009 07:46

Modifié le vendredi 05 juin 2009 12:03

AFFABULATION


Paraît qu'il est pas net... A voir les faisceaux fascinants de ses yeux, à entendre les berlingots qu'il roule sur sa langue, à sentir le parfum de prairie qu'il diffuse sur ses cheveux, je le pense. Il porte les rayons du soleil noir en cape de velours, il court dans les champs d'été même en hiver, il crie « tu prends trop de place ! » à la mouche sur sa bouche, il creuse ses rides en sillons délétères, il maquille de pastels ses joues brunes, il chante en trois couplets le désespoir du monochrome, et range méticuleusement la moisson de juillet : un tiers dans son caleçon, un tiers dans son gilet.
AFFABULATION

# Posté le lundi 18 mai 2009 13:42

NI RIME NI RAISON

Le blog de l'Andalouse est heureux (et fier) de vous annoncer l'arrivée de
"NI RIME NI RAISON" !
Jeux de hasard, choses bizarres, récits ou rêves ?
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"LE VINGT-TROIS" est toujours disponible
NI RIME NI RAISON

# Posté le samedi 16 mai 2009 17:37

Modifié le samedi 16 mai 2009 18:13

JE NE VOUS OUBLIE PAS

Bonsoir à vous, promeneurs !
Ce petit mot pour vous dire que je ne vous oublie pas, je suis juste très occupée par mon prochain livre (relecture, corrections, imprimeur, etc).
Dès qu'il sera sur les rails, je reviendrai vous raconter des histoires !

# Posté le lundi 27 avril 2009 16:47

LE CONTE DU CHANTIER

LE CONTE DU CHANTIER
On se souvient de l'architecte. Les réunions de chantier interminables, les palabres, les coups de poing sur la table, les portes qui claquent. Mais M. Damiani a la réputation de mener à terme tout ce qu'il entreprend. Les grimaces des uns et les discours des autres ne l'affectent nullement. Alors le grand chantier de la ville-vie a commencé.

Il a d'abord fallu ouvrir les digues afin que la mer lave à grande eau les caniveaux-dortoirs où gisait depuis des lustres toute la violence-pauvre.
Les trottoirs ainsi dégagés, l'avenue-église s'est érigée spontanément, comme si elle attendait depuis toujours tapie sous le macadam urbain. Toute la ville s'est retrouvée auréolée d'une lumière-mensonge, soleil factice mais chaud comme un vrai. Les anciens remparts ont laissé place à un luxuriant parc-porte, où se mêlent en une improbable orgie essences rares, délicats bambous, érotiques orchidées et baobabs centenaires.
Cette curieuse disposition invite tout naturellement aux aventures-miel qui dégoulinent de la rocade-pont. Les murs sont revêtus de beurre-évasion, afin que nul voleur n'adhère aux maisons, et laissant la merveilleuse possibilité aux habitants de glisser dans leur ville de rêve. Les fenêtres abritent des crèches-pigeons, refuges pour les petits enfants ailés que certains se sont empressés de baptiser "anges", à cause de leur chevelure-stupidité (tant il est vrai que croquer dans un petit beignet fourré d'angélique vous dessinent instantanément un sourire niais).

Le chantier terminé, M. Damiani est reparti, laissant sa ville visionnaire respirer au souffle tranquille d'une nuit qui ne dure jamais plus d'une heure.
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# Posté le samedi 04 avril 2009 05:14

Modifié le samedi 04 avril 2009 05:29